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Problème de peau très fréquent, l'acné apparaît le plus souvent à l'adolescence. Généralement bénigne, elle peut néanmoins nécessiter dans quelques cas des traitements intensifs et contraignants. Mais le principal désagrément est son caractère inesthétique à une période de profonds bouleversements avant d'arriver à l'âge adulte. Entre idées reçues et vraies solutions, un dossier pour faire le point sur les points noirs.

Le cauchemar des ados
A l'adolescence, l'acné empêche bien souvent de voir la vie en rose. Mais quelles sont les causes de cette maladie de peau qui affecte près de 80 % des jeunes à l'heure des premiers émois amoureux ?
Acné : quelles sont les causes ?
Points noirs, points blancs… A l’adolescence, l’acné empêche bien souvent de voir la vie en rose. Mais quelles sont les causes de cette maladie de peau qui affecte près de 80 % des jeunes à l’heure des premiers émois amoureux ? Passage en revue des trois principaux coupables.
L’acné est une maladie affectant le follicule pileux, à la racine de nos poils. A sa base se trouvent les glandes sébacées responsables de la production de sébum, matière grasse empêchant le dessèchement de la peau. Mais lors de la puberté, ce mécanisme bien huilé s’enraye !
L’acné en trois étapes
L’apparition d’un bouton au niveau du follicule est due à la conjonction de trois évènements :
- Sécrétion excessive de sébum dans le follicule ;
- Obstruction du follicule (pour une raison encore inconnue) ;
- Développement bactérien à l’intérieur du follicule.
Lors de la puberté, la production d’hormones sexuelles masculines (androgènes) entraîne un excès de sébum au niveau des glandes sébacées. Le sébum en excès s’écoule à la surface de la peau qui devient alors plus grasse. Mais le canal peut s’encombrer et le pore se bouche, c’est l’apparition du point noir ou comédon ou d’un microkyste blanc.
Par la suite, le développement d’une inflammation à l’intérieur des follicules et l’infection de ceux-ci par une bactérie, Propionibacterium acnes, entraîne des boutons (papules, pustules et nodules).

Stress et hérédité
Le stress est accusé de tous les maux, ainsi on l’accuse parfois d’être responsable de l’apparition de l’acné. On sait par ailleurs que le stress peut avoir une influence sur les concentrations hormonales. Il pourrait donc avoir une influence sur le développement de cette maladie cutanée. Mais selon la dernière revue en date, son rôle reste à ce jour l’objet de controverse et on manque singulièrement d’études scientifiques validées sur le sujet.
Par ailleurs, de nombreuses études2 notent un nombre important de malades des deux sexes dans une même famille. Bien qu’une susceptibilité génétique ait pu être suspectée, aucune preuve scientifique n’a pu être faite à ce jour.
Stress et acné : des liaisons dangereuses
Très répandue, l'acné peut par son caractère inesthétique engendrer une certaine anxiété. Mais à l'inverse quelles sont les conséquences des idées noires sur notre peau ? Des scientifiques américains estiment aujourd'hui que le stress aggrave la sévérité de cette maladie.
"Mal dans sa peau", "les nerfs à fleur de peau"… les expressions mêlant psychisme et épiderme sont légion. Un peu comme si les linguistes avaient déjà mis en lumière ces liens étranges que les scientifiques découvrent petit à petit.
Le stress à fleur de peau
Problème de peau très fréquent, l'acné touche près de 85 % de la population au cours de la vie. Sévissant principalement durant l'adolescence, cette maladie affecte le follicule pileux. Situées à la base du poil, les glandes sébacées sont responsables de la production de sébum. En période normale, cette matière grasse empêche le dessèchement de la peau. Mais pendant la puberté, ce mécanisme naturel d'hydratation connaît quelques ratés. Le sébum est produit en trop grande quantité, la peau devient grasse, le pore se bouche et un développement bactérien se produit dans le follicule. C'est le bouton d'acné (qui va du point noir ou comédon au microkyste blanc).
Du fait de son caractère inesthétique, l'acné peut avoir des répercussions psychologiques importantes. Intervenant à l'âge de la construction de l'identité adulte, elle peut entraîner un stress important chez les adolescents. Mais à l'inverse, le stress est-il capable d'influer sur la sévérité de cette maladie de peau ? Quelques observations cliniques le laissent penser, mais bien peu d'études avaient pu jusqu'alors en faire la preuve.

Les examens auront-ils raison de votre peau ?
Les études sur les effets néfastes du stress se multiplient : sur le système immunitaire1, la sensation de douleur2, la cicatrisation3, le temps de convalescence après une opération4 et même l'accumulation de graisse5 ou le mal de dos. Concernant les problèmes de peau, les principales études concernent la dermatite atopique6 ou le psoriasis7.
Pourtant médecins et patients s'accordent à reconnaître des liens entre le psychisme et l'acné. Parmi 215 étudiants en médecine, 67 % estimaient que le stress jouait un rôle dans l'exacerbation de l'acné8. Et près de trois quarts des patients et de leurs proches (74 %) jugent également l'anxiété comme un facteur aggravant de leur maladie9. Pour en avoir le coeur net, des chercheurs américains ont étudié des étudiants avec la ferme intention de démonter ce qu'ils pensaient n'être qu'un mythe10.
Vingt-deux étudiants ont ainsi été recrutés et 19 ont achevé l'étude (7 hommes et 12 femmes). Les chercheurs ont mesuré leur stress et la sévérité de leur acné en dehors des périodes d'examens et pendant. Pour être irréprochable, le trio de scientifiques a utilisé deux échelles d'évaluation de la sévérité du stress et de l'acné parfaitement validées. En ajustant leurs résultats en fonction d'autres paramètres (durée et qualité du sommeil, nombre et qualité des repas, etc.), un lien entre stress perçu et sévérité de l'acné a été mis en évidence. Les étudiants les plus stressés étaient également ceux présentant des aggravations plus marquées de leur maladie. Une relation avec la diminution de la qualité des repas (souvent répandue en période de révision) a également été notée.
Mieux traiter à l'approche d'un stress
Cette étude ne rapportait pas les comportements des étudiants concernant leur hygiène faciale, l'influence des cycles menstruels ou le fait de gratter leurs boutons. Néanmoins, aucune étudiante n'a rapporté une aggravation de son apparence calquée sur ce rythme.
Par ailleurs, les enquêteurs étaient capables, selon les auteurs, de différencier l'aggravation de la sévérité des acnés des simples manipulations intempestives. Mais l'acné est-elle la conséquence ou la cause du stress ? Pour les auteurs, la réponse ne fait aucun doute : les étudiants sont peu soucieux de leur apparence durant les examens, c'est donc le stress qui cause l'acné et non l'inverse.
De tels résultats peuvent-ils avoir un intérêt pratique dans le traitement de cette maladie ? Là encore, les auteurs répondent par l'affirmative estimant que "des approches comportementales pourraient constituer des options valables pour les patients, tout comme les approches thérapeutiques pourraient être ajustées à l'approche de périodes prévisibles de stress".
Acné : ne mangez pas n'importe quoi !
Fini les idées reçues sur les boutons ! Des scientifiques apportent enfin la preuve que l'alimentation peut favoriser l'acné. Mais ce ne sont pas le chocolat, les bonbons ou les charcuteries qui seraient à blâmer, mais les produits céréaliers trop raffinés. Faut-il arrêter de manger du pain, du riz et autres biscuits ?
Dans les sociétés occidentales, l'acné concerne 79 à 95 % des adolescents. Environ 60 % des enfants de 12 ans et 95 % des adolescents de 18 ans souffrent de ces boutons disgracieux. Toutes les études menées jusqu'à présent innocentaient l'alimentation. Mais un coupable semble surgir de l'assiette.

Pas de points noirs chez les Papous !
Pain blanc, riz et gâteaux : hors de nos assiettes ! Des scientifiques américains accusent entre autres ces aliments de provoquer l'acné juvénile. Leur hypothèse se base sur l'observation de différentes populations : dans certaines tribus reculées de Papouasie Nouvelle Guinée ou d'Amérique du Sud, les adolescents ne connaissent quasiment pas l'acné. Cette absence de boutons ne peut s'expliquer uniquement par des caractéristiques génétiques : des facteurs environnementaux sont également impliqués. La clé : leur alimentation, vierge de tous produits transformés industriellement ! Loren Cordain, auteur de l'étude, remarque également que les Inuits d'Alaska développent de l'acné seulement depuis qu'ils mangent "à l'occidentale".
C'est là que les bactéries attaquent
Mais quel lien peut-il exister entre boutons et produits céréaliers ? Selon l'hypothèse de Loren Cordain, tout serait lié à l'insuline, cette hormone indispensable à l'assimilation des glucides. Pain blanc, riz blanc, biscuits et autres céréales raffinées sont très rapidement digérés et entraînent une sécrétion d'insuline très importante. Or cette hormone augmente aussi la libération d'androgènes. Ce qui provoque une hyperproduction de sébum au niveau des pores de la peau et favorise leur infection par des bactéries responsables de l'acné. Ainsi, plus on consomme des glucides rapidement digestibles, plus l'insuline est sécrétée et augmente indirectement l'acné.
Le débat s'engage
Jamais aucun lien entre aliments et acné n'avait été trouvé auparavant, malgré les soupçons pesant sur le chocolat ou la charcuterie. Les dermatologues continuaient donc tout simplement de nier cette probabilité.
Mais d'après les travaux de Cordain, un régime alimentaire plus sain permettrait d'éviter les boutons auxquels les adolescents sont particulièrement sensibles. Certaines femmes, prédisposées à l'acné par leur statut hormonal, ont déjà vu leur état s'améliorer suite à la suppression des aliments coupables. Reste à confirmer ces résultats par de nouvelles études sur de larges échantillons de population. Et à vérifier que d'autres facteurs ne sont pas un meilleur moyen d'éviter l'acné : exposition au soleil, activité physique…
En attendant, pourquoi ne pas favoriser vos apports en céréales entières, peu raffinées et riches en fibres…
Comédons, pustules... Comment avoir leur peau ?
Peu de choses peuvent gâcher l'adolescence autant que l'acné. Le plus souvent superficielle et bénigne, elle peut revêtir des formes profondes sérieuses nécessitant des traitements intensifs et prolongés.
L'acné est provoquée par l'inflammation des glandes sébacées de la peau. C'est le problème de peau le plus commun quel que soit la tranche d'âge. Elle affecte environ 85 % des adolescents. Dans 30 % des cas, l'acné persiste jusqu'à l'âge adulte. Bien qu'il n'existe pas de solution miracle contre l'acné, de nombreux traitements sont capables d'enrayer les différentes étapes responsables de ce problème.
Les lésions principales
Lésions superficielles Elles commencent par le point noir ou comédon, qui correspond à l'obstruction d'un petit canal drainant le sébum. Ce sébum est sécrété par les glandes sébacées de la peau au moment des changements hormonaux de la puberté. Le point noir rougit, surmonté par une pointe de couleur blanche.
Lésions profondes Plusieurs boutons d'acné se rejoignent pour former de véritables pustules. Ailleurs, on assiste à la formation de kystes et d'abcès.
Les régions atteintes sont le visage, les épaules, le dos et parfois la poitrine.
Ce que vous ne devez surtout pas faire
- Presser les boutons entre les doigts ou les gratter. Les lésions inflammatoires et infectées risquent de s'étendre dans le voisinage ;
- Agresser quotidiennement la peau avec des solutions alcooliques ou soufrées. Ces traitements sont certes efficaces sur le coup, mais ce n'est qu'un appoint à utiliser de temps à autre ;
- Utiliser à tout bout de champ les tire-comédons ;
- Appliquer localement de la cortisone. C'est inutile, voire dangereux ;
- Aggraver l'acné par des cosmétiques, notamment les crèmes grasses. Proscrivez aussi les savons abrasifs.
Soignez votre peau d’abord en la ménageant
- Dégraissez la peau avec des huiles d'amande douce, des solutions modérément camphrées, des sprays antiseptiques ;
- Faites votre toilette avec des savons doux ;
- Utilisez le soufre avec précaution et de temps à autre ;
- Prenez régulièrement des vitamines A, H, B6 ;
- Vous pouvez prendre le soleil, mais raisonnablement ;
- Pour les jeunes filles, traitez votre peau au moment des règles ;
- Les problèmes d’acné peuvent perturber les adolescents qui en souffrent. Si les poussés sont importants, sachez d’une part que les traitements de fond existent et d’autre part qu’il peut être utile de proposer à l’adolescent un soutien psychologique ;
- L'alimentation n'a aucun effet sur les poussées d'acné, pas plus que la sexualité.
Le traitement doit être bien suivi
De petites interventions locales sur les pustules, des séances de rayons ultra-violets, des antibiotiques de la famille des tétracyclines sont couramment prescrits.
Sont en vente libre les topiques au péroxyde de benzoyle à 5 %, et des associations sulfure-résorcinol.

Le problème de l'isotrétinoïne
Ce médicament moderne et efficace sur les acnés résistantes, est cependant totalement interdit à la femme enceinte. La contraception est obligatoire un mois avant, pendant le traitement, et un mois après l'arrêt de celui-ci. Le traitement peut être long et il a tendance à dessécher les muqueuses.
L’acné gâche la vie des ados
L'acné est un cauchemar pour beaucoup d'ados. Une enquête inédite donne la pleine mesure du malaise. Plus de la moitié sont mal dans leur peau et plus d'un tiers sont gênés dans leur vie amoureuse. Une souffrance psychologique que l'on ne peut plus ignorer.
Quelle est la perception de l’acné par les ados ? Pour le savoir, une enquête téléphonique originale menée sur la ligne Fil Santé Jeunes permet d’avoir le point de vue des jeunes acnéiques mais également de ceux qui sont épargnés1. La grande majorité des appelants ont répondu à ce questionnaire sans problème. Au total, plus de 1 500 questionnaires réalisés par le Groupe Expert Acné ont été analysés2.
Des jeunes attentifs à leur traitement
Même s’il ne s’agit pas d’une enquête sur la population générale, le nombre d’ados touchés par l’acné, ainsi que le degré de sévérité est assez similaire à la proportion de jeunes scolarisés de 11 à 18 ans3. Cette enquête souligne que les filles se traitent plus souvent que les garçons et les plus âgés plus souvent que les plus jeunes.
Plus généralement, les acnéiques se soignent suivant une prescription médicale, c’est le cas de 33 % des jeunes atteints d’acné légère, de 44 % pour une acné modérée et de 59 % pour une acné sévère. Dans la majorité des cas, c’est l’ado qui prend l’initiative de la consultation, et quand cela n’est pas le cas, c’est l’intervention de sa mère ; les copains ou les infirmières scolaires tenant finalement peu de place.
Dans cette enquête, les jeunes se révèlent être particulièrement attentifs à leur prise en charge : pas moins de 80 % y adhèrent et la moitié ne la trouve pas embêtante. Cette très bonne adhésion au traitement pourrait cependant s’expliquer par une différence d’appréciation d’une "bonne adhésion" entre le médecin et le patient ou au fait que la personne interrogée veuille refléter une bonne image d’elle-même.
Les plus gênés sont ceux dont l’acné est la plus sévère. Mais le handicap n’est pas uniquement lié au traitement…
Un vécu comparable à d’autres maladies chroniques
On s’en doutait, l’acné trouble la vie quotidienne des jeunes. La moitié des jeunes considèrent ainsi ce problème de peau comme important ou très important. La proportion varie en fonction de la sévérité de l’atteinte. Au total, 48 % se disent gênés dans leur vie quotidienne, 54 % se sentent mal dans leur peau, 56 % se sentent tristes et angoissés et 38 % vivent un retentissement sur leur vie amoureuse, à l’heure des premiers émois.
Selon le Groupe Expert Acné, les répercussions quotidiennes ne sont pas proportionnelles à la sévérité de l’affection. Son caractère visible entraîne une altération de l’image que l’ado a de lui-même à une période de grande fragilité. Résultat, le retentissement psychologique de l’acné est comparable à celui décrit par les jeunes atteints de maladies chroniques plus graves, de diabète, de cancer ou d’épilepsie.
Pommades anti-acné

Les pommades anti-acné contiennent des substances pour la plupart anti-inflammatoires.
- Du zinc : vous en trouverez dans des brumisateurs d’eau minérale à base de zinc (demandez conseil à votre pharmacien). Leur utilisation régulière assècheront une peau irritée et acnéique. Il existe également de nombreuses pommades au zinc pour l’acné qui donnent d’excellents résultats.
- De la vitamine A : Il existe un traitement efficace mais contraignant à base de vitamine A par voie externe, mais également par voie interne pour les acnés sévères. Ce traitement est prescrit par un dermatologue. Mais attention ! tombé enceinte durant le traitement ou dans les six mois qui le suive est absolument contre-indiqué.
- De l’acide salicylique : C’est un antiseptique puissant, qui sert à la préparation de l’aspirine. On le trouve dans certaines crèmes anti-inflammatoires efficaces contre les poussées d’acné. Mais vous pouvez tout aussi bien utiliser « l’eau précieuse » qui a fait ses preuves depuis des générations.
- Des Huilles Essentielles : plusieurs gammes de produits de beauté anti-acné sont formulées à base d’huiles essentielles. Vous pouvez les utiliser sans risque mais elles sont un peu chères.
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